La Bricole - objets sacrés

Le tambour et le hochet

Le tambour et le hochets sont les principaux objets sacrés du chamane qui pratique le chamanisme transculturel. C’est pourquoi cette section vous présente principalement ces deux objets.

Les hochets et les tambours que je fabrique sont d’habitude disponibles lors des stages de chamanisme.

Le tambour ou Te8AKAN

Prononcer Téwaguane

Le Te8AKAN (le son du coeur) est un tambour de peau rond qu’on tient par l’arrière, souvent à même le laçage de la peau sur le cerceau. Ces tambours sont utilisés traditionnellement pour les cérémonies et les prières.

En chamanisme transculturel, ils servent de monture pour voyager dans les autres mondes. Ils contribuent à l’atteinte de l’état de conscience chamanique et aident à conserver la transe suffisamment longtemps pour obtenir ce qu’on est venu chercher dans la réalité non ordinaire.

Le Te8AKAN traditionnel ANICNAPe est en cerf de Virginie. Mais on retrouve aussi des tambours de wapiti, de bison, d’orignal et d’ours. J’ai choisi le wapiti pour la plupart des tambours que je fabrique parce que c’est une peau durable, dont le son réverbère bien, qui procure un son plutôt grave et qui est un peu plus résistante aux variations d’humidité de l’air que le cerf. C’est tout de même un peau qui est facile à travailler, ce qui n’est pas le cas de l’orignal et du bison. L’ours est très difficile à trouver ces temps-ci.

La dimension du tambour contribue aussi à sa sonorité. Un tambour de moins de 28 cm de diamètre ne donnera pas un son intéressant. Plus le diamètre du tambour est grand, plus le cerceau doit être solide et plus il nécessite une grande surface de peau. Les tambours de 45 cm sont beaux et ils ont des sonorités parfois très belles et profondes mais ils sont plus lourds et donc difficiles à tenir! C’est pourquoi je choisis généralement de fabriquer des tambours de 35 cm à 40 cm de diamètre (14 ou 16 pouces).

Les ateliers de fabrication

Je donne à l’occasion des ateliers de fabrication de tambours. Le Te8AKAN est un objet sacré. Il sera fabriqué dans cette optique.

Lors de ces formations, la personne fabrique son tambour à partir d’une peau pré-coupée et d’un cerceau déjà monté. J’ai trouvé en Colombie-Britannique un fabriquant de cerceaux qui offre des cerceaux de cèdre jaune, très légers mais très solides qui tiennent très bien la tension.

L’Alberta me fournit des peaux déjà préparées (grattées, trempées pour enlever le poil et séchées sur des tendeurs). Dans le contexte de mon lieu d’habitation, c’est préférable car la préparation des peaux est un travail qui demande de l’espace et qui dégage des odeurs qui pourraient ne pas plaire au voisinage.

Le participant à l’atelier de fabrication quitte après une bonne journée d’ouvrage assez physique (9h30 à environ 17h30) avec un tambour encore mouillé mais complètement monté et un bâton de tambour. Au cours des jours (en principe 21 jours) qui suivent, la personne vit avec son tambour, apprend à le connaître, écoute son son dans différentes conditions, joue pour elle-même mais ne joue pas dans des rassemblements officiels. C’est seulement après la cérémonie de consécration (d’éveil ou d’appropriation) des tambours que la personne peut utiliser officiellement son tambour pour en jouer au sein d’un groupe.

L’atelier inclut le matériel et la cérémonie de consécration quelques jours plus tard.

Prix : 280$

Un acompte de 120 $ (non remboursable à moins de raison majeure ou d’annulation de la tenue de l’atelier) est exigé pour réserver sa place au sein d’un groupe. Ce montant couvre environ 80 % du coût du matériel requis pour la fabrication du tambour.

Les groupes vont de quatre à six participants seulement.

Prochain atelier : samedi 20 avril 2019

P.S. Lorsque j’aurai accès à un terrain de bonnes dimensions pour mes enseignements, je pourrai à nouveau donner aussi des ateliers de préparation des peaux pour les tambours. Une femme autochtone de Pointe-Bleue m’a enseigné son savoir à ce chapitre et je ne demanderais pas mieux que de le transmettre.

Le hochet

Hochet
Hochet
Hochet

Le hochet est aussi un objet sacré. En chamanisme transculturel il est utilisé pour les prières, pour le voyage chamanique, pour appeler les esprits, pour éveiller quelque chose ou pour sceller un travail de guérison. On trouve des hochets de peau et d’autres fabriqués à partir de courges séchées, de coques de bois, de graines géantes, de sabots de cerf ou de chèvre qu’on attache sur un bâton ou un bandeau et qu’on agite, en fait, de toutes sortes de matières qui permettent de faire un son intéressant.

Je fabrique les hochets à partir des retailles de peau qui ont servi à la confection des tambours. Ils sont donc en cerf de Virginie, en Wapiti et quelques fois en bison ou en ours selon les disponibilités. J’ai aussi quelques hochets dont la caboche est en écaille de tortue.

Les manches sont faits à partir de branches d’arbres taillées très parcimonieusement pour ne pas affecter ni l’allure, ni la croissance lorsque le bois est prélevé sur un arbre vivant. La plupart du temps, j’utilise du bois mort que le temps a façonné, je prélève sur des branches déjà coupées par d’autres ou je ramasse du bois de grève que les castors ont coupé en amont de la rivière ou encore que les flots ont transporté près de chez moi en Gaspésie.

Je prépare maintenant les teintures naturelles pour les peaux des caboches avec des éléments simples comme les pelures d’oignon, les betteraves, le chou, etc. J’aime ensuite utiliser ma créativité pour les agencer avec des plumes, des fourrures recyclées (vieux collets ou manteaux), des cuirs (souvent recyclés), des pierres, des coquillages et/ou des objets significatifs.

J’ai maintenant quelques modèles de caboches que j’agence avec des manches pour en créer de genre de petits personnages magiques.
Ces objets sont en vente lors des stages de formation en chamanisme transculturel que je donne à travers la province et les prix sont autour de 80$/pièce.

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